Partager l'article ! Une petite nouvelle ! à suivre !: L'odeur âcre de la marée me secoue le coeur. Quelle nuit ! Abominablemement, de pi ...
L'odeur âcre de la marée me secoue le coeur. Quelle nuit ! Abominablemement, de pis en pis, difficile de trouver le sommeil avec cette pluie incessante et ces vents. Ils devaient être de noroit cette net'.
Alors, faisons le point: le café va être chaud, la mie de pain est presque chaude,
Ou est-ce que mes doigts sont gourds?
Tout ce que je voudrais c'est que le beurre soit moine rance qu'à l'habitude et avoir du lard un peu moins sec .
Allez, la vie est quand même belle, partons avec entrain, Vas-y mon petit gars, il va bien falloir se décider.
Il faut partir, y aller, ouais m'est en même temps ce vent va me frigorifier.
Ah ouais. Elle porte bien son nom la rue, cette rue, la rue des martyrs. Je ne sais point s'ils en ont subi autant que moi mais j'imagine que ça devait pas être des plus drôles, mais moi en ce moment je me les gèle !
Franchement c'est le pompon. Le pavé est plus qu' humide, bien mieux si je me cassais une patte. Pour être humide, c'est humide en Banzeau, entre terres, mer et marais salants; c'est sûr une île entourée d'eau !
Et moi, tout gelé, clapotant dans l'eau avec des sabots, prêt à flotter, pas longue la rue mais presque une bonne basse mer et cette rue qui remonte. Du vrai courage, moi je te le dis !
En pleine nuit ces façades arides et humides aux volets qui me paraissent bien ternes en ce matin.
Oh putain !
Plus que pluvieux, je grelotte de ne même pas savoir de ce que va être la prochaine heure.
Et ben, ché bien comme ça, voilà que les volatiles sont réveillés, mais qu'est ce qu'ils piaillent. J'aurais du être mouette et elles muettes. Au moins, je sais que suis bien parti à droite et pas à gauche, je me rapproche du port de même.
Mais bon dieu que le matin chagrin peut assécher le peu d'allant que j'ai à aller trimer.
Elle monte pas cette rue de Banzeau, et pourtant elle est fatiguante à c't' heure.
Presque qu'au bout, mes ormes préférés, quelle plaisir ce bruissement lourd de leurs feuilles plus étendues que celle des bananiers.
On a du me mentir, d'ailleurs j'ai jamais vu un bananier, sous n'importe quel régime, que de racontars, que des belles histoires que ces voyages au long cours.
Pour moi, le mien, mon monde c'est la terre et puis c'est tout !
Bon, maintenant faut y aller ! Petite pause, sapristi de vent, heureusement que cette belle église s'élève, là fidèle, réelle, grandiose et obstinément entétée d'être belle, trop belle, ultime objet de notre quète.
Elle est pourtant là, près de moi, à ma disposition tout à moi et si éloignée et continuant à me faire trimer comme un pauvre petit malheureux de presque mineur.
Il faut que je vous dise comment j'en suis arrivé là :
Mais revenons à nos moutons.
Faut quand même être un peu taré pour ce travail de fourmi, et pourquoi je lui ai dit oui à ce Monsieur ? Il a du me flatter, m'enivrer, me souler de belles paroles et de richesses futures.
Et, ben, je suis bien là !
Un pauvre matin plus heureux ou allez savoir un peu moins. Ce Monsieur, nouveau gouverneur de cette belle cité pas riche mais tranquille, MR la Roche St André, quelle idée de fortifier plutôt mortifier, aller creuser de la roche du château à l'église, mais quelle tique l'a piqué !
Oui quelle pique l'a fait tiqué.
Il a retrouvé des plans et ouais facile le truc relier une fois de plus la forteresse à l'église 2 à 3 siécles plus tard.
Que je ne lui ais- je appris que mes aïeux minaient !